Epilogue

Comment en est-on arrivé là ? Qui est responsable de la faillite de la coopérative ?

Des 6 fondateurs, je me suis retrouvé le seul en activité à compter de septembre 2001, après le départ de Mr CL en longue maladie. Deux avaient quitté l'entreprise dans les 3 premières années d'activité, un troisième avait fait valoir ses droits à la retraite après 7 années passées chez A... et la quatrième avait été licenciée de la coopérative fin 1995.

L'effectif de notre coopérative avait atteint en 2002, 32 salariés dont plus de la moitié de sociétaires. Le chiffre d'affaires avait dépassé 3,3M€.
Un grand nombre de sociétaires, encouragés par notre management participatif et démocratique, bénéficiant aussi d'importantes formations, ont occupé différents postes de responsabilité.
Confrontés à la réalité des difficultés en 2003, ces cadres ne surent pas prendre leurs responsabilités et n'eurent de cesse que de chercher des boucs émissaires dans une spirale d'irresponsabilité collective. (à titre d'exemple : la pièce 17)

Bien que les structures coopératives ne nous aient jamais aidés depuis notre création (aucun travail de la part des SCOP, refus de soutenir notre projet de diversification «multimédia» ... etc), je décidais malgré tout de faire appel à elles en septembre 2003. Mal m'en a pris car, par le biais de celles-ci, Mr GK (SCOP I... ) et par la suite Mr DD (l'actuel Secrétaire Général des SCOP de notre fédération) orchestrés par la direction de l'U.R. des SCOP, n'ont pas cessé d'intriguer, de diviser et à terme de détruire en quelques mois notre outil de travail, fruit de longues années de labeur !

Les structures coopératives ont enfin pu m'écarter totalement des commandes de l'entreprise en mai 2005, en dévoyant les statuts coopératifs. Elles se sont appuyées sur les administrateurs Mme KM et Mr SO qui n'avaient absolument pas les capacités ni l'«étoffe» pour conduire l'entreprise.
Les prétentions de ces derniers n'avaient d'égales que leur irresponsabilité : ils ont éliminé, sans aucune retenue, le «maillon fort»  de la coopérative. (revoir la pièce 16)

Résultat : moins d'un mois après ma mise à l'écart, la société se déclarait en cessation de paiement.

Alors que rien n'imposait à la société A... de déposer son bilan, ils l'ont fait dès le mois de juin, déléguant de fait aux instances judiciaires la direction de la coopérative !
Ils ont cédé, par la suite, notre entreprise pour une «bouchée de pain» à une autre coopérative plus petite et fragile qui, en laissant une dizaine d'entre nous «sur le carreau» n'a pu sauvegarder que 6 emplois.
Alors qu'ils pensèrent dorénavant diriger l'entreprise, ils durent accepter des réductions importantes de salaire et adopter un statut de subordonné. La réalité les a mis dans un contexte inversement proportionnel à leurs prétentions démesurées de ces dernières années ! Maintenant, Il y a fort à parier que plus dure encore sera la chute !

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